L’exposition sur les Sénons, partie à Troyes

L’exposition Arkéaube nous laissait au premier âge du Fer, celle-ci nous fait découvrir le peuple des Sénons à l’époque gauloise.

Elle est située dans le Musée Saint-Loup, musée des Beaux-Arts et d’archéologie.

Le parti pris scénographique est différent. L’exposition est linéaire, avec une série de vitrines thématiques et totalement dépourvue de supports numériques, ce que j’ai apprécié. Il est rare que ces dispositifs soient pertinents.

Mon mari l’a moins aimée, car il a trouvé la mise en scène plus froide. De fait, elle est moins cosy.

Moi, je l’ai préféré, d’abord parce que c’est plus ma période et surtout, il y avait plein de petits ateliers pour les enfants. Et ça, c’est génial. Rien de tel que l’expérimentation manuelle !

Je donne donc une mention spéciale aux différents pôles de médiation à destination des enfants, disséminés dans l’expo : les boites découverte tactiles, les dessins de monnaies, les coloriages à thème gaulois, le tableau « habille ton gaulois ». Un livret de visite est également proposé, avec plein de petites activités.

Ensuite, les objets présentés illustraient différents domaines de la vie des gaulois : la forge, la céramique, l’agriculture, le commerce, la monnaie, le tissage…

Ils étaient étayés par des maquettes et des illustrations, ainsi que de magnifiques fresques muettes aux murs. Les illustrateurs sont talentueux.

Voici quelques éléments tirés de notre visite :

Les amphores et la vaisselle de table italiques, les dolia, les vases peints. L’occasion de se rappeler que ce sont les romains qui ont introduit le vin à l’époque gauloise et que les gaulois en étaient tellement friands, que d’après Suétone, ils allaient jusqu’à échanger un esclave contre une amphore.

Au IIIe siècle, les meules rotatives, identiques depuis le Néolithique, sont remplacées par ces meules rotatives, une sacrée innovation technique!

Ce sont les mercenaires gaulois qui ont introduit la monnaie au IIIe siècle av. J.-C. Leurs monnaies étaient très variées.

Ils étaient aussi de grands artistes et de bons orfèvres

Torque ternaire

Vaisselle en céramique

L’exposition ArkéoAube

Nous avons visité l’exposition ArkéAube, Des premiers paysans au prince de Lavau. Elle est située dans l’Hôtel-Dieu de Troyes.

L’exposition regroupe des pièces exceptionnelles, mises en valeur par une scénographie inspirée, dans une ambiance feutrée. Elle montre des objets allant du Néolithique au 1er Age du Fer (Hallstatt), du département de l’Aube.

Les murs sont décorés de fresques illustrant la vie à la chaque période évoquée dans la salle, avec une mise en situation des objets exposés. Elles sont un bon vecteur de visualisation. Les objets choisis illustrent les caractéristiques des époques néolithique et Hallstatt, de la vie quotidienne à la mort.

On peut accorder une mention particulière pour les infographies à la fois simples (bornes) et didactiques.

En revanche, aucun dispositif de médiation n’est prévu pour les enfants et cela est vraiment dommage. L’exposition est plutôt destinée à un public adulte averti ou amateur d’archéologie.

Collier parure funéraire en coquilles de cardium, 6e millénaire av. J-C.

Taille du silex et outillage

Meule va et vient qui nous rappelle que c’est au Néolithique qu’a été inventée l’agriculture

Objets issus de tombes féminines, avec des dents de sangliers montées en bijou

Armures en bronze martelé de l’âge du bronze, évoquent celles des conquistadors. Elles sont très impressionnantes

Torques et bracelets en or, retrouvés dans la tombe du prince de Lavau, dont une partie du mobilier est exposée. Cette tombe à char du Ve siècle est une des plus belles découvertes archéologiques de ces dernières année. Seule une partie du mobilier est exposée, le reste étant encore en restauration..

Plus d’informations sur cette découverte ici.

BON A SAVOIR : Si vous projetez de visiter l’exposition sur les Sénons à la suite, demandez votre ticket,il vous permettra d’avoir le tarif des Sénons à moitié prix. Attention, ils oublient de donner le ticket, il faut le réclamer!

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L’église Sainte-Madeleine de Troyes

Cette église est la plus ancienne de Troyes. Sa construction remonterait à 1120. Vers 1200, elle est reconstruite dans le style gothique, alors au début de son essor. Puis, au début du XVIe siècle, l’abside et le chœur sont rénovés dans le style gothique flamboyant de la période.

Les voutes du choeur et de l’abside

On peut observer dans cette partie, une profusion de chapiteaux aux styles différents.

Mais ce qui est surtout remarquable dans cette église, ce sont le magnifique jubé en pierre et les vitraux. La paroisse était la plus riche de la ville et en 1503, le clergé de l’église décide de remplacer le jubé en bois par un jubé en pierre.

Un jubé est une clôture qui permet de séparer le clergé, dans le choeur, des fidèles dans la nef. Il en subsiste peu en France, ce qui renforce l’exceptionnalité de celui-ci.

C’est d’ailleurs pour le voir à nouveau que j’ai voulu aller à Troyes. En effet, quand j’étais étudiante, avec mon professeur d’architecture gothique Mr Thiébaut, nous y avions fait une visite mémorable.

L’architecte Jean Gaide a été choisi pour cette construction et il se surpassât dans la création de ce jubé, qui se révèle être une véritable dentelle de pierre ainsi qu’une prouesse architecturale, car il repose uniquement sur le départ de l’arc. Il est un savant mélange de gothique flamboyant et de style renaissance.

Il faut faire un effort d’imagination pour le visualiser coloré, tel qu’à l’époque. Jean Gaide est enterré sous son œuvre.

Les vitraux quant à eux sont magnifiques et très bien conservés. Ceux des bas-côtés sont à portée de vue et l’on peut apprécier en tous les détails.

Tous les vitraux sont dotées de petits panneaux qui commentent chaque programme iconographique, ce qui est vraiment pratique pour le visiteur et pas si fréquent dans les églises (d’ailleurs à Saint-Pantaléon, il n’y en a pas). Ils sont datés principalement du XVIe siècle et représentent le style de l’Ecole troyenne du début de la Renaissance, « caractérisé par un dessin appuyé, des coloris éclatants et un grand raffinement technique » (site tourisme Troyes). On y voit des scènes tirées de la bible mais aussi de la vie des saints, comme celle de Saint-Louis, dont l’épisode de la soumission de Thibaut IV de Champagne.

Dans la vignette du milieu en bas, on voit Thibaut IV à genoux devant Saint-Louis. Thibaut IV était un personnage haut en couleur, comte, soldat et chansonnier de l’amour courtois

Enfin, le vitrail de la vie de Saint-Eloi, commandé par la confrérie des orfèvres, dont il est le patron, donne à voir le quotidien d’un atelier d’orfèvres.

J’ai particulièrement apprécié le vitrail de l’Arbre de Jessé,

ainsi que celui consacré à la Genèse

La création du monde dans les vitraux du bas

Bref, ils méritent qu’on s’y attarde et qu’on essaie de deviner les histoires qu’ils racontent.

De nombreuses sculptures parsèment également l’édifice, témoignages du « Beau XVIe siècle » troyen. Mais j’avoue que je ne me suis pas attardée, étant plutôt fascinée par le jubé et les vitraux.

A l’entrée de l’église vous trouverez un petit fascicule qui vous décrira les grandes lignes de l’église.

Elle fait l’objet d’une restauration de ses extérieurs et une partie du déambulatoire n’est plus accessible car le sol s’effondre.

Voici la page consacrée à cette église sur le site de la ville.

On a visité Troyes et on a adoré!

La semaine dernière, nous avons visité Troyes. Cela faisait longtemps que j’en avais envie et là, il y avait deux expositions archéologiques que je voulais voir.

Troyes est une magnifique ville qu’il faut absolument aller visiter : il n’y a pas que les magasins d’usines !

Dans le cœur de ville, sensé ressembler à un bouchon de champagne, on y trouve un très grand ensemble de maisons à pan de bois, toutes droit sorties de notre histoire !

D’ailleurs cette ville a un riche passé, qui se révèle au détour des rues mais aussi des découvertes archéologiques !

Troyes est une ville dont la création remonte à l’époque gauloise et, à l’époque gallo-romaine, elle devient Augustobona, en l’honneur de l’empereur Auguste. Elle est alors la capitale du peuple des Tricasses. Au IIIe siècle, la ville est renommée Tricassium, à l’origine du mot Troyes.

Durant le Moyen-Age, elle est la capitale des comtes de Champagne et le siège des fameuses foires de Champagne, qui ont fait sa prospérité.

En 1487 et 1524, deux incendies ravagent le cœur de la ville. Des milliers de maisons et plusieurs monuments sont détruits. Après l’incendie de 1524, la ville est reconstruite rapidement, avec des rues plus alignées, plus larges, ce qui témoigne de la prospérité de la ville à cette époque. C’est ainsi du XVIe siècle que datent la plupart des maisons à pan de bois que l’on peut voir de nos jours, ainsi que plusieurs églises de la ville dont je vous parlerai plus tard. Les marchands les plus riches, quand à eux, ont reconstruit leurs habitations en pierre, des hôtels particuliers.

L’hôtel particulier de Marisy

 

C’est la grande époque des écoles de sculpture et de vitrail champenoises, dont les œuvres font la beauté des monuments troyens.

Après le XVIe, la situation économique et politique de la ville fluctue fortement.

Après une période noire, au XX siècle, où beaucoup de maisons, vétustes, mal entretenues et insalubres sont détruites. Dans le deuxième moitié du XXe siècle, la ville prend conscience du potentiel de son cœur de ville et un programme de rénovation est peu à peu mis en œuvre. Il en résulte une ville avec un cachet indéniable, magnifique et qui attire les touristes.

Allez y à votre tour, vous ne serez pas déçus. Les supports de médiation sont nombreux et des petits livrets disponibles dans les monuments principaux vous content leur histoire. Le site de l’office de tourisme est une mine. Allez flâner dans les rues, vous trouverez des perles.

Un passage couvert à plusieurs entrées, magnifique

Hôtel de Vauluisant, qui abrite les musées de l’Art Champenois et de la Bonneterie

Je vous conseille d’y aller au moins sur deux jours pour tout voir !

Il y a également tout un tas de restaurants très sympas, dont beaucoup servent une cuisine d’ailleurs. On vous recommande le restaurant grec To Tzaki, la cuisine est délicieuse et la serveuse très gentille. Il est niché dans une très jolie maison à pans de bois.

 

Voici une liste des choses à voir absolument quand on aime l’histoire et l’histoire de l’art :

-Le Musée Saint-Loup avec l’exposition sur les Sénons, jusque le 29 octobre

-L’exposition Arkéaube, à l’Hôtel-Dieu, jusqu’au 30 décembre

-la cité du vitrail

-L’église Sainte-Madeleine

 

-L’église Saint-Pantaléon

-La cathédrale

-Le musée de l’outil et de la pensée ouvrière

Nous ne l’avons pas visité, mais la cour intérieure est magnifique!

 

J’ajoute que cette ville est une excellente illustration du programme d’histoire de 5e et que la visiter avec votre enfant lui permettra de mieux visualiser ses cours.

 

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Le caporal Clark R. McWilliams

Je continue mes recherches sur les soldats protestants américains honorés dans notre temple mémorial de Château-Thierry. Le point d’orgue a été le mois de mai où j’ai bien avancé mon travail afin de monter une petite exposition pour les commémorations autour du Mémorial Day célébrant le 100e anniversaire de l’entrée en action des américains dans la guerre.

Aujourd’hui, je souhaite mettre en lumière le caporal Clark Reeser McWilliams, un soldat descendant d’immigrés écossais.

Il appartenait à la compagnie G du 316e régiment d’infanterie et il est enterré au cimetière américain Meuse-Argonne, Romagne, France, Plot D, Row 20, Grave 31.

Photo de Marijke Taffein

Durant mes recherches, j’ai été aidée par Henri McLin qui appartient à la même église que McWilliams. Je le remercie chaleureusement pour son aide.

Sur la plaque dédicatoire apposée sur un banc du temple est gravé ce texte :

IN MEMORY

of

Clark Reeser McWilliams

GIVEN BY

Emmanuel

Reformed Church

Hanover . PA.

USA

Le banc de Clark McWilliams est indiqué par la flèche blanche

Voici un résumé des informations que j’ai pu recueillir sur ce soldat qui a donné sa vie pendant la première guerre mondiale pour aider la France à vaincre son ennemi d’alors et nous libérer de la guerre.

photo tirée du livre York County and the World War, 1914-1919,

Le caporal McWilliams était le fils de M. et Mme Maurice L. McWilliams. Ils habitaient en Pennsylvanie, à Hanover, dans le comté de York. Avant d’entrer en service, il était employé comme tisserand à l’usine de soie Levy Brothers. Le caporal McWilliams était un membre actif de la Emanuel Reformed Church et membre de l’Ecole du Dimanche ainsi que de la chorale de l’école du dimanche, où il était ténor avec son frère Warren. Il avait 2 frêres et 6 sœurs.

Désormais, l’église Réformée d’Emmanuel, s’appelle Emmanuel UCC . Elle a été fondée en 1763, suite à l’achat d’un terrain à Richard Mc Allister, le fondateur de Hanover. En 1765, la première congrégation était établie avec 237 membres.

Il quitta son foyer avec le premier contingent du comté de York, le 20 septembre 1917, et fut affecté au camp d’entraînement Meade. Il appartenait au 316e régiment d’Infanterie, comme beaucoup de soldats du comté de York. En octobre, il fût promu caporal. Au début de Juillet 1918, il partit avec sa compagnie à l’étranger. Il fut tué au combat le 28 septembre 1918, le troisième jour d’une campagne menée par les forces américaines dans le secteur de Verdun, à l’ouest de la Meuse, au cours de laquelle la 316e infanterie s’est distinguée au combat. Un jour après lui a été tué au combat le sergent-major Harold H. Bair, fils de M. et Mme Abraham Bair, rue East Walnut, qui était également à la 316e  et qui est honoré dans notre temple. Clark est mort deux jours avant son 21e anniversaire.

Un article dans le Evening Sun, du jeudi 23 janvier 1919 rend hommage aux 15 soldats de Hanover tués ou morts pendant la guerre. Il mentionne que 7 sont morts au combat (field of honor) ou de leurs blessures (certains à la suite d’un gazage), 3 sont morts de maladie en France et 4 sont morts de pneumonie alors qu’ils servaient dans les camps de l’armée, aux Etats-Unis.

6000 hommes du comté de York furent engagé dans la première guerre mondiale.

English translation

I continue my research on the honored American Protestant soldiers in our memorial church of Chateau-Thierry. The highlight was the month of May when I advanced well my work to set up a small exhibition for commemorations around the Memorial Day celebrating the 100th anniversary of the entry into action of Americans in the war.

Today, I want to highlight Corporal Clark Reeser McWilliams, a soldier descended from Scottish immigrants.
He belonged to the company G of the 316th Infantry Regiment and is buried at the American Cemetery Meuse-Argonne, Romagne, France, Plot D, Row 20, Grave 31.

During my research, I was assisted by Henri McLin who belongs to the same church as McWilliams. I thank him warmly for his help.

On the dedicatory plaque affixed to a church pew is engraved this text:

IN MEMORY

of

Clark Reeser McWilliams

GIVEN BY

Emmanuel

Reformed Church

Hanover . PA.

USA

Here is a summary of the information that I was able to collect about this soldier who gave his life during the first world war to help France to defeat his enemy of then and to free us from the war. Corporal McWilliams was the son of Mr. and Mrs. Maurice L. McWilliams. They lived in Pennsylvania, Hanover, York County. Before entering service, he was employed as a weaver at the Levy Brothers silk factory. Corporal McWilliams was an active member of the Emanuel Reformed Church and a member of Sunday School as well as Sunday School choir, where he was tenor with his brother Warren. He had 2 brothers and 6 sisters. From now on, Emmanuel’s Reformed Church is Emmanuel UCC. It was founded in 1763, following the purchase of land from Richard Mc Allister, the founder of Hanover. In 1765, the first congregation was established with 237 members.

He left home with the first contingent in York County on September 20, 1917, and was posted to Meade Training Camp. He belonged to the 316th Infantry Regiment, like many York County soldiers. In October, he was promoted corporal. In early July 1918, he left with his company abroad. He was killed in action on September 28, 1918, the third day of a campaign by US forces in the Verdun area, west of the Meuse, during which the 316th infantry was distinguished in action. A day after him was killed in action Sergeant Major Harold H. Bair, son of Mr. and Mrs. Abraham Bair, East Walnut Street, who was also in the 316th and honored in our temple. Clark died two days before his 21st birthday. An article in the Evening Sun on Thursday, January 23, 1919 pays tribute to the 15 Hanover soldiers killed or killed during the war. He mentions that 7 died in battle (field of honor) or their wounds (some as a result of gassing), 3 died of disease in France and 4 died of pneumonia while serving in the camps. the army, in the United States.

6000 men of York County was engaged to to WWI.

 

Sources : Les données qui ont permis de constituer cette fiche sont issues du livre York County and the World War, 1914-1919, de la base des cimetières militaires américains ABMC et d’articles dans le journal local ainsi que des aimables informations données par son église, l’Emmanuel Reformed Church de Hanover.

 

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Découvrir notre patrimoine par le jeu : l’Abbatiale d’Essômes-sur-Marne

Le samedi 16 juin, un rallye jeu était organisé dans l’Abbatiale d’Essômes-sur-Marne par l’association ASAE (Association de Sauvegarde de l’Abbatiale d’Essômes-sur-Marne) et par moi-même (Le Courtil des Simples-Les Patrinautes).

Afin de permettre aux enfants et aux familles (mais pas que) de passer le pas de la porte durant les portes-ouvertes du samedi et de  pouvoir découvrir l’abbatiale, j’ai conçu un jeu à disposition de l’ASAE. Chacun d’entre vous peut en demander un exemplaire aux bénévoles à l’accueil et le réaliser durant sa visite!

L’ASAE est une association qui met toute son énergie, grâce à une équipe de bénévoles dévoués, dans la sauvegarde de ce bâtiment de presque 800 ans. Outre les portes ouvertes, ils organisent de nombreux évènements culturels, dont une exposition d’un artiste, chaque année en Septembre, que les écoliers du village ont la chance de visiter en compagnie de l’artiste de l’année.

Cette fois, la journée des Patrimoines de pays et des Moulins était l’occasion de faire découvrir l’Abbatiale dans un challenge par équipe. Le thème de l’année était « L’Homme et l’Animal », ce qui tombe bien puisque le monument regorge de représentations d’animaux en tout genre, fantastiques ou non et de personnages humains très variés.

Chaque équipe mêlant petits et grands, ou grands seulement (on a même eu une équipe d’ados, et oui !), munie des livrets jeux, est partie à la recherche des réponses, le nez en l’air, à observer et compter.

Une fois la réponse finale trouvée, il leur a fallu encore résoudre 4 questions destinées à retrouver les clefs de l’Abbatiale. A ce jeu, c’est notre équipe d’ados qui fût la plus rapide !

A la fin du parcours, un petit atelier permettait de se familiariser avec les techniques de construction des voûtes romanes.

Cette belle après-midi fût clôturée par une remise de récompenses, des livres d’art remis par l’ASAE et un mémo d’aide à la visite d’église, conçu par les Patrinautes, puis un goûter, offert par la biscuiterie Lu (encore un grand merci !) et par l’ASAE (Merci à Mireille, Jeanine et Bernard !).

Les sept équipes, les bénévoles de l’ASAE et moi-même avons passé une superbe après-midi d’échanges et de rires, autour de ce beau monument. Il en existe tellement en France, ils sont des symboles de notre histoire ! Poussez leur porte et laissez vous emmener par l’Histoire.

Une abbatiale : quesako ?

Il s’agit tout simplement de l’église principale d’une abbaye. Et oui, autrefois, il y avait une abbaye à Essômes-sur-Marne, avant que la révolution ne s’en mêle !

Et voici l’article paru dans l’union! ici

Pour tout renseignement sur l’Abbatiale : www.abbatiale.org

Journées Portes Ouvertes : tous les samedis d’avril à septembre, 10-12h et 15-18h.

Pour faire appel à nos prestations de médiation culturelle et archéologique : www.lespatrinautes.wordpress.com

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Le musée de l’opération dynamo à Dunkerque!

Aujourd’hui, la famille Patrinautes au grand complet a visité le Bastion 32 pour découvrir le nouveau Musée Dunkerque 1940-opération dynamo. Anciennement Mémorial du souvenir, au bout du bastion, qu’il partageait avec cinq association carnavalesques, il a été agrandit sur toute la surface du bastion et rénové.

Il est consacré aux 9 jours du rembarquement des troupes anglaises en 1940. Un évènement majeur du début de la 2e guerre mondiale.

Je n’y étais encore pas allée, et aujourd’hui c’était l’occasion et il était le seul musée à être ouvert. Un signe.

Nous l’avons trouvé très beau, une belle scénographie, didactique, avec une belle collection d’objets pertinente avec le message qui veut être transmis : objets de la vie quotidienne des soldats, uniformes variés, armes, mines, véhicules, maquettes et nombreux panneaux explicatifs bilingues (français-anglais)…

Apparemment, il est très peu fréquenté par les scolaires, ce qui est étonnant, vu que la 2e guerre mondiale est abordée à différents niveaux, de l’école primaire au lycée.

Nos enfants, très jeunes, y ont trouvé leur compte, à leur niveau.  On ne leur a pas trop expliqué en profondeur les choses de la guerre, mais ils ont apprécié le bâtiment, les uniformes, les maquettes, les canons et les pistolets (des petits mecs, pffff). Et le plus grand a été fasciné par la maquette de Dunkerque détruite. Après, le musée n’est pas très adapté pour les enfants…

Dunkerque détruite à 80 %

Ils l’ont abordé avec leur imaginaire, sans filtre de notre part, mais n’ont pas regardé le film avec les images d’époque, ça c’était trop réel pour eux.

Maquette des quais de fortune construits pour permettre l’abordage des little ships

Personnellement, j’ai été émue par cette maman, en plein exode. Elle m’a fait penser à ma grand-mère paternelle, jetée sur les routes avec sa famille. Sa soeur avait attrapé le croup et elle, une hépatite A… C’est une image tellement d’actualité, encore et encore…

Bref, ça a été une belle découverte que nous recommandons!

Le site du musée : ici

 

 

Bergues : une ville au riche patrimoine urbain

Bergues, rendue célèbre par le film de Dany Boon, « Bienvenue chez les Ch’tis », est en réalité une ville flamande, ancienne place marchande prospère, dont les traces écrites de la création remontent au VIIe (Cartulaire de Saint Bertin). Une occupation bien antérieure est supposée. Depuis le Haut Moyen Age, la ville fait partie du Comté de Flandre (IX e siècle). Son beffroi, en pleine rénovation, est un des fleurons de la ville et son carillon à 50 cloches est très célèbre, encore plus depuis le fameux film. Elle a bien souffert de la 2e guerre mondiale, mais contrairement à Dunkerque (certes rasée presque totalement), elle fût reconstruite à l’identique, ce qui lui confère son charme.

Aujourd’hui, c’était la journée des Espaces fortifiés et à cette occasion, on pouvait suivre des balades à pied des remparts et de la ville, en petit train et visiter le musée du Mont de Piété, exceptionnellement ouvert (ouverture officielle le 13 mai). Bergues est une ville entièrement enclose de remparts, d’époque Vauban ou antérieure. Autrefois en bord de mer, quand celle-ci se retira (voir la trangression dunkerquoise), on creusa un canal pour continuer à amener les bateaux de commerce.

Comme il pleuvait et que j’emmenai mes enfants de 4 et 6 ans, j’ai opté pour le petit train : ludique, couvert, avec un chauffeur bien sympathique et surtout une bande son de qualité.

En général, je suis toujours réticente avec les petits trains, c’est toujours un peu « chip ». Mais là, il faut dire que celui là est très original et très beau. En fait, il s’agit de l’unique exemplaire de cette sorte, une reproduction d’un bus électrifié des années 1920/1930, fabriqué en 1999. C’était le projet du maire de l’époque. C’est là que j’ai appris que tous les petits trains que l’on voit partout sont en fait construits par une seule entreprise, basée en Italie….

Intérieur tout en bois

Le tour dure un peu plus de 30 minutes . On a pu observer toutes sortes de détails architecturaux sur les maisons, en briques jaunes, une originalité de Bergues, qui lui confère une grande harmonie.

Mascarons qui servent de clef de voûte aux fenêtres

On a vu la plus vieille maison, les remparts, les écluses, les marchés… Le passé de la ville est riche et on le sent dans les noms des rues et des places, en plus des monuments : marché au lin marché aux bestiaux, quai des maçons… Il y a beaucoup à dire, une autre fois sûrement, avec un vrai appareil photo (hum, oubli de carte sd)…

La plus vieille maison

Porte de l’abbaye Saint Winoc

Si vous habitez dans la région ou si vous venez découvrir notre région : allez à Bergues et faites ce tour en petit train, vous ne serez pas déçus. C’est dense mais intéressant.

Ensuite, nous sommes allés au Mont de Piété, spécialisé dans la peinture flamande.

Récemment rénové à l’intérieur, il vaut vraiment le coup d’oeil.

Mon grand s’est montré très intéressé et a posé pas mal de questions. J’ai du puiser dans mes souvenirs universitaires mais ça m’a changé des romains et des gaulois…

Une visite qui nous a donné l’envie de creuser un peu plus!

Pour les infos sur le tour 99, le petit train : ici

En savoir plus sur le Mont de Piété : ici

 

 

 

Archéologie et créativité : un nouvel atelier collaboratif, autour de la cuisine!

Lundi 29 février, ma collègue Maïthé et moi sommes allées faire une petite animation conjointe au centre-aéré du village. Nous avons continué notre démarche sur la rencontre de l’archéologie et de l’art, cette fois sur le thème de la cuisine.

Nous avons eu 8 enfants, dont  6 de moins de 6 ans et deux de 9 ans. Au départ, l’activité était prévue pour des plus de 8 ans mais les enfants avaient le choix de leur activité et ce sont les petits qui se sont avérés les plus curieux.

J’ai donc adapté mon discours sur l’histoire de la cuisine gallo-romaine avec beaucoup de questions de comparaisons entre les ustensiles et ingrédients romains et ceux d’aujourd’hui. Je suis passée rapidement sur la frise chronologique et je les ai invités à manipuler des reconstitutions de céramique. C’était très intéressant car les trois quarts des enfants sont restés attentifs et ont bien participé.

Ensuite, nous avons réalisé une recette de moretum, un fromage frais aux herbes, très consommé dans l’antiquité. Chaque enfant a pu participer à la réalisation de la recette et là encore, la participation a été excellente.

Ces enfants étaient des super chefs ! Ils ont pu découvrir l’histoire du mortier et des ingrédients tel que le garum, très spécial.

Je suis fière d’eux. Ils me démontrent à chaque fois qu’en adaptant son discours, on peut amener les enfants, y compris les tous-petits, vers la connaissance de notre histoire et notre patrimoine. C’est mon challenge personnel !

Ensuite, après avoir dégusté notre recette et fait une petite pause, mon amie Maïthé a lancé son atelier : à la découverte de notre recette du bonheur. Maïthé est art-thérapeute et amène délicatement les enfants à réfléchir sur eux-mêmes et ici particulièrement de ce qui est important dans leur vie pour contribuer à leur bonheur.

Les besoins des enfants de cet âge sont simples. Pour leur bonheur, ils ont besoin d’amour, de faire des balades à cheval, de gâteaux féériques, de ballons : que des jolies choses pour rendre leur quotidien heureux

Bref, nous avons passé un bon moment et réfléchissons à notre prochain atelier, alliant archéologie et art créatif!

 

 

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Une balade au Bois de Belleau – a walk in Belleau Wood

Aujourd’hui, nous nous sommes promenés sur le site de Belleau Wood, le Bois de Belleau pour les français. C’est un bois qui fut le lieu d’une des grandes batailles de la 1ere guerre mondiale. Il est un lieu mémoriel, laissé en l’état.

Today, we walked on the site of Belleau Wood, Bois de Belleau for frenches. It is a wood which was the place of one of the great battles of the 1st world war. It is a memorial place, left in the state.

 

Le bois était très calme, nous étions seuls. Les anémones sylvies formaient un tapis blanc dans le sous-bois, les jacinthes étaient prêtes à pousser.

The wood was very calm, we were alone. The anemones formed a white carpet in the undergrowth, hyacinths were ready to grow.

Nous étions loin du fracas de la guerre mais pourtant immergés dans le souvenir. En effet, partout les stigmates de trous d’obus et de tranchées sont visibles.

Des canons aussi jalonnent le bois, triste souvenir du feu de l’enfer qui s’est abattu dans ce lieu. Mon fils de 6 ans posait beaucoup de questions, ça a été l’occasion d’une leçon d’histoire grandeur nature. Quant à mon fils de 3 ans, encore bien éloigné de ce questionnement, il s’amusait sur les canons. Comme une forme d’inné, il savait comment cela marchait… Mon cœur s’est pincé.

 We were far from the noise of the war but yet immersed in the memory. Indeed, everywhere the stigmas of shell holes and trenches are visible. Cannons also punctuate the wood, sad memory of the fire of hell that fell in this place. My 6 year old son asked a lot of questions, it was the opportunity for a life history lesson. As for my 3 year old son, still far removed from this questioning, he was having « fun » with the canons. As a form of innate, he knew how it worked… My heart was pinched.

Cette bataille eut lieu en juin 1918 et fût la première sur un sol étranger des Marines. C’est une bataille fondatrice pour leur corps militaire et chaque année, le dernier dimanche de Mai, lors du Mémorial Day, beaucoup d’entre eux viennent en pèlerinage.

Elle fut la plus sanglante pour les américains, durant la guerre, leurs pertes furent alors à leur maximum. Leur bravoure impressionna les français et conduisit le général Degoutte, commandant de la VIe armée à renommer le Bois Belleau : Bois de la Brigade des Marines :

« En raison de la brillante conduite de la 4e brigade des Marines de la 2e division dinfanterie des États-Unis qui a enlevé de haute lutte Bouresches et le point d’appui du Bois Belleau défendu avec acharnement par un adversaire nombreux, le général commandant la VIe Armée décide que dans toutes les pièces officielles, le Bois Belleau portera désormais le nom de Bois de la Brigade des Marines »

This battle took place in June 1918 and was the first on foreign soil of the Marines. It is a founding battle for their military corps and every year on the last Sunday of May, at the Memorial Day, many of them come on pilgrimage.
This battle was the bloodiest for the Americans, during the war, their losses were then at their maximum. Their bravery impressed the French and led General Degoutte, commander of the Sixth Army, to rename Bois Belleau : Wood of the Marine Brigade :

 « Because of the brilliant conduct of the 4th Marine Brigade of the 2nd Infantry Division of the United States, which fought hard against Bouresches and the fulcrum of the Bois Belleau fiercely defended by a numerous adversary, the general commander of the Sixth Army decides that in all official documents, Bois Belleau will now be called the Wood of the Marine Brigade « .

Cette bataille a fortement marqué la mémoire américaine et un porte-avion américain a été également nommé Bois Belleau en souvenir ainsi qu’une base militaire.

His battle strongly marked the American memory and an American aircraft carrier was also named Bois Belleau in memory as well as a military poste.