Le musée de l’opération dynamo à Dunkerque!

Aujourd’hui, la famille Patrinautes au grand complet a visité le Bastion 32 pour découvrir le nouveau Musée Dunkerque 1940-opération dynamo. Anciennement Mémorial du souvenir, au bout du bastion, qu’il partageait avec cinq association carnavalesques, il a été agrandit sur toute la surface du bastion et rénové.

Il est consacré aux 9 jours du rembarquement des troupes anglaises en 1940. Un évènement majeur du début de la 2e guerre mondiale.

Je n’y étais encore pas allée, et aujourd’hui c’était l’occasion et il était le seul musée à être ouvert. Un signe.

Nous l’avons trouvé très beau, une belle scénographie, didactique, avec une belle collection d’objets pertinente avec le message qui veut être transmis : objets de la vie quotidienne des soldats, uniformes variés, armes, mines, véhicules, maquettes et nombreux panneaux explicatifs bilingues (français-anglais)…

Apparemment, il est très peu fréquenté par les scolaires, ce qui est étonnant, vu que la 2e guerre mondiale est abordée à différents niveaux, de l’école primaire au lycée.

Nos enfants, très jeunes, y ont trouvé leur compte, à leur niveau.  On ne leur a pas trop expliqué en profondeur les choses de la guerre, mais ils ont apprécié le bâtiment, les uniformes, les maquettes, les canons et les pistolets (des petits mecs, pffff). Et le plus grand a été fasciné par la maquette de Dunkerque détruite. Après, le musée n’est pas très adapté pour les enfants…

Dunkerque détruite à 80 %

Ils l’ont abordé avec leur imaginaire, sans filtre de notre part, mais n’ont pas regardé le film avec les images d’époque, ça c’était trop réel pour eux.

Maquette des quais de fortune construits pour permettre l’abordage des little ships

Personnellement, j’ai été émue par cette maman, en plein exode. Elle m’a fait penser à ma grand-mère paternelle, jetée sur les routes avec sa famille. Sa soeur avait attrapé le croup et elle, une hépatite A… C’est une image tellement d’actualité, encore et encore…

Bref, ça a été une belle découverte que nous recommandons!

Le site du musée : ici

 

 

Bergues : une ville au riche patrimoine urbain

Bergues, rendue célèbre par le film de Dany Boon, « Bienvenue chez les Ch’tis », est en réalité une ville flamande, ancienne place marchande prospère, dont les traces écrites de la création remontent au VIIe (Cartulaire de Saint Bertin). Une occupation bien antérieure est supposée. Depuis le Haut Moyen Age, la ville fait partie du Comté de Flandre (IX e siècle). Son beffroi, en pleine rénovation, est un des fleurons de la ville et son carillon à 50 cloches est très célèbre, encore plus depuis le fameux film. Elle a bien souffert de la 2e guerre mondiale, mais contrairement à Dunkerque (certes rasée presque totalement), elle fût reconstruite à l’identique, ce qui lui confère son charme.

Aujourd’hui, c’était la journée des Espaces fortifiés et à cette occasion, on pouvait suivre des balades à pied des remparts et de la ville, en petit train et visiter le musée du Mont de Piété, exceptionnellement ouvert (ouverture officielle le 13 mai). Bergues est une ville entièrement enclose de remparts, d’époque Vauban ou antérieure. Autrefois en bord de mer, quand celle-ci se retira (voir la trangression dunkerquoise), on creusa un canal pour continuer à amener les bateaux de commerce.

Comme il pleuvait et que j’emmenai mes enfants de 4 et 6 ans, j’ai opté pour le petit train : ludique, couvert, avec un chauffeur bien sympathique et surtout une bande son de qualité.

En général, je suis toujours réticente avec les petits trains, c’est toujours un peu « chip ». Mais là, il faut dire que celui là est très original et très beau. En fait, il s’agit de l’unique exemplaire de cette sorte, une reproduction d’un bus électrifié des années 1920/1930, fabriqué en 1999. C’était le projet du maire de l’époque. C’est là que j’ai appris que tous les petits trains que l’on voit partout sont en fait construits par une seule entreprise, basée en Italie….

Intérieur tout en bois

Le tour dure un peu plus de 30 minutes . On a pu observer toutes sortes de détails architecturaux sur les maisons, en briques jaunes, une originalité de Bergues, qui lui confère une grande harmonie.

Mascarons qui servent de clef de voûte aux fenêtres

On a vu la plus vieille maison, les remparts, les écluses, les marchés… Le passé de la ville est riche et on le sent dans les noms des rues et des places, en plus des monuments : marché au lin marché aux bestiaux, quai des maçons… Il y a beaucoup à dire, une autre fois sûrement, avec un vrai appareil photo (hum, oubli de carte sd)…

La plus vieille maison

Porte de l’abbaye Saint Winoc

Si vous habitez dans la région ou si vous venez découvrir notre région : allez à Bergues et faites ce tour en petit train, vous ne serez pas déçus. C’est dense mais intéressant.

Ensuite, nous sommes allés au Mont de Piété, spécialisé dans la peinture flamande.

Récemment rénové à l’intérieur, il vaut vraiment le coup d’oeil.

Mon grand s’est montré très intéressé et a posé pas mal de questions. J’ai du puiser dans mes souvenirs universitaires mais ça m’a changé des romains et des gaulois…

Une visite qui nous a donné l’envie de creuser un peu plus!

Pour les infos sur le tour 99, le petit train : ici

En savoir plus sur le Mont de Piété : ici

 

 

 

Archéologie et créativité : un nouvel atelier collaboratif, autour de la cuisine!

Lundi 29 février, ma collègue Maïthé et moi sommes allées faire une petite animation conjointe au centre-aéré du village. Nous avons continué notre démarche sur la rencontre de l’archéologie et de l’art, cette fois sur le thème de la cuisine.

Nous avons eu 8 enfants, dont  6 de moins de 6 ans et deux de 9 ans. Au départ, l’activité était prévue pour des plus de 8 ans mais les enfants avaient le choix de leur activité et ce sont les petits qui se sont avérés les plus curieux.

J’ai donc adapté mon discours sur l’histoire de la cuisine gallo-romaine avec beaucoup de questions de comparaisons entre les ustensiles et ingrédients romains et ceux d’aujourd’hui. Je suis passée rapidement sur la frise chronologique et je les ai invités à manipuler des reconstitutions de céramique. C’était très intéressant car les trois quarts des enfants sont restés attentifs et ont bien participé.

Ensuite, nous avons réalisé une recette de moretum, un fromage frais aux herbes, très consommé dans l’antiquité. Chaque enfant a pu participer à la réalisation de la recette et là encore, la participation a été excellente.

Ces enfants étaient des super chefs ! Ils ont pu découvrir l’histoire du mortier et des ingrédients tel que le garum, très spécial.

Je suis fière d’eux. Ils me démontrent à chaque fois qu’en adaptant son discours, on peut amener les enfants, y compris les tous-petits, vers la connaissance de notre histoire et notre patrimoine. C’est mon challenge personnel !

Ensuite, après avoir dégusté notre recette et fait une petite pause, mon amie Maïthé a lancé son atelier : à la découverte de notre recette du bonheur. Maïthé est art-thérapeute et amène délicatement les enfants à réfléchir sur eux-mêmes et ici particulièrement de ce qui est important dans leur vie pour contribuer à leur bonheur.

Les besoins des enfants de cet âge sont simples. Pour leur bonheur, ils ont besoin d’amour, de faire des balades à cheval, de gâteaux féériques, de ballons : que des jolies choses pour rendre leur quotidien heureux

Bref, nous avons passé un bon moment et réfléchissons à notre prochain atelier, alliant archéologie et art créatif!

 

 

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Une balade au Bois de Belleau – a walk in Belleau Wood

Aujourd’hui, nous nous sommes promenés sur le site de Belleau Wood, le Bois de Belleau pour les français. C’est un bois qui fut le lieu d’une des grandes batailles de la 1ere guerre mondiale. Il est un lieu mémoriel, laissé en l’état.

Today, we walked on the site of Belleau Wood, Bois de Belleau for frenches. It is a wood which was the place of one of the great battles of the 1st world war. It is a memorial place, left in the state.

 

Le bois était très calme, nous étions seuls. Les anémones sylvies formaient un tapis blanc dans le sous-bois, les jacinthes étaient prêtes à pousser.

The wood was very calm, we were alone. The anemones formed a white carpet in the undergrowth, hyacinths were ready to grow.

Nous étions loin du fracas de la guerre mais pourtant immergés dans le souvenir. En effet, partout les stigmates de trous d’obus et de tranchées sont visibles.

Des canons aussi jalonnent le bois, triste souvenir du feu de l’enfer qui s’est abattu dans ce lieu. Mon fils de 6 ans posait beaucoup de questions, ça a été l’occasion d’une leçon d’histoire grandeur nature. Quant à mon fils de 3 ans, encore bien éloigné de ce questionnement, il s’amusait sur les canons. Comme une forme d’inné, il savait comment cela marchait… Mon cœur s’est pincé.

 We were far from the noise of the war but yet immersed in the memory. Indeed, everywhere the stigmas of shell holes and trenches are visible. Cannons also punctuate the wood, sad memory of the fire of hell that fell in this place. My 6 year old son asked a lot of questions, it was the opportunity for a life history lesson. As for my 3 year old son, still far removed from this questioning, he was having « fun » with the canons. As a form of innate, he knew how it worked… My heart was pinched.

Cette bataille eut lieu en juin 1918 et fût la première sur un sol étranger des Marines. C’est une bataille fondatrice pour leur corps militaire et chaque année, le dernier dimanche de Mai, lors du Mémorial Day, beaucoup d’entre eux viennent en pèlerinage.

Elle fut la plus sanglante pour les américains, durant la guerre, leurs pertes furent alors à leur maximum. Leur bravoure impressionna les français et conduisit le général Degoutte, commandant de la VIe armée à renommer le Bois Belleau : Bois de la Brigade des Marines :

« En raison de la brillante conduite de la 4e brigade des Marines de la 2e division dinfanterie des États-Unis qui a enlevé de haute lutte Bouresches et le point d’appui du Bois Belleau défendu avec acharnement par un adversaire nombreux, le général commandant la VIe Armée décide que dans toutes les pièces officielles, le Bois Belleau portera désormais le nom de Bois de la Brigade des Marines »

This battle took place in June 1918 and was the first on foreign soil of the Marines. It is a founding battle for their military corps and every year on the last Sunday of May, at the Memorial Day, many of them come on pilgrimage.
This battle was the bloodiest for the Americans, during the war, their losses were then at their maximum. Their bravery impressed the French and led General Degoutte, commander of the Sixth Army, to rename Bois Belleau : Wood of the Marine Brigade :

 « Because of the brilliant conduct of the 4th Marine Brigade of the 2nd Infantry Division of the United States, which fought hard against Bouresches and the fulcrum of the Bois Belleau fiercely defended by a numerous adversary, the general commander of the Sixth Army decides that in all official documents, Bois Belleau will now be called the Wood of the Marine Brigade « .

Cette bataille a fortement marqué la mémoire américaine et un porte-avion américain a été également nommé Bois Belleau en souvenir ainsi qu’une base militaire.

His battle strongly marked the American memory and an American aircraft carrier was also named Bois Belleau in memory as well as a military poste.

 

Faire une petite bourse en cuir avec les enfants

Hier, nous avions un petit invité à la maison. Pour les occuper un peu, je leur ai prévu une petite activité historique et manuelle. Il s’agissait de faire une petite bourse en cuir, ronde, qui peut aussi bien être d’époque antique que médiévale. Cette activité peut être l’occasion de parler des habits dans ces époques, de montrer aux enfants des images issues de livres d’histoire pour enfants.

Ils ont été captivés par le poinçonnage des trous…

Notre invité a choisi comme bloque cordon, une forme de voiture. Du coup, j’ai découpé 3 voitures dans du cuir assez dur à vrai dire.

Tout le cuir provient de mes achats au Marché d’Histoire vivante de Compiègne.

Ici, vous trouverez un patron (corrigé) de la bourse.

Selon l’âge des enfants, il sera nécessaire que vous découpiez préalablement les bourses. Après, vous pouvez percer les trous avec eux.

Et l’enfilage en autonomie est un excellent moyen d’entrainer leur motricité fine et leur logique. Les exercices d’enfilage sont une des activités de base de la méthode Montessori.

Après, ils ont accroché fièrement leur fabrication à leur ceinture! Et son repartis vers leurs jeux actuels : toupies et playmo….

 

Occuper les enfants avec une fouille en bloc de plâtre

En Août, j’étais allée au Laténium avec mon plus jeune fils. Il avait bien évidemment repéré les squelettes dans la boutique. Omnibulé comme il est, il voulait pas rester avec moi et retournait en courant dans la boutique dès que j’avais le dos tourné. Il a failli en barboter un et j’ai bien cru qu’on allait se faire expulser….

Du coup, je lui ai acheté le squelette de l’homme de Néanderthal. Et je l’ai caché jusque Noël. Depuis le déballage des cadeaux, il trépignait d’impatience pour le fouiller. Mais vu la poussière que ça fait, chez mes parents, il était hors de question.

Alors aujourd’hui, c’était le jour, le S-Day, le skeleton day!!!!

Et on a fait un heureux, qui est Arrrrchôlogue désormais.

Si vous voulez faire plaisir à un petit curieux fan de préhistoire (dinosaures et hommes préhistoriques) et que vous ne savez pas comment l’occuper : c’est la solution!! Même si c’est poussiéreux… Vous pouvez mettre le bloc dans un couvercle de boite de chaussure, ça limite les dégâts et garder l’aspirateur à proximité.

Bon, à 3 ans, on est pas très patient, et au lieu de gratter peu à peu, il était plutôt en mode marteau piqueur…

Pourtant papa Archôlogue a bien tenté de lui inculquer la technique archéologique ….

Puis, on a aperçu le squelette dans son entier…

Et Tadah!!

Homo Neanderthalensis !

…Et le petit tas de plâtre…

 

L’exposition Musiques! au Louvre Lens : à voir absolument!!

Hier, j’ai visité l’exposition Musiques! Echos de l’Antiquité au Louvre Lens avec mon petit gars de 3 ans et demi.

A défaut de pouvoir aller au Louvre Abu Dabi (joke), nous pouvons découvrir avec beaucoup de bonheur le Louvre du bassin minier. C’est  moins exotique certes, mais c’est chez nous, à portée de voiture et on se cultive tout autant!

Cette petite aparté faite, le temps d’hier rendait ce musée très couleur locale, comme on peut le voir sur cette photo toute brumeuse à cause de la petite bruine bien fine, qui pénètre jusqu’aux os. Brr… Du coup, le sol du sentier était très glissant et plein de petites flaques.

Ce musée est de conception très moderne, j’avoue que son design n’est pas ma tasse de thé, je le trouve très froid. Et j’ai du mal à comprendre le décor extérieur… La galerie du temps, que j’avais visité à l’ouverture offre un regard en pointillé sur la chronologie de l’histoire de l’art en Europe, de la préhistoire à l’époque moderne. C’est très en pointillé et donc forcément lacunaire et là encore, c’est pas ma tasse de thé. Mais, cela a le mérite d’amener des oeuvres d’art majeures en dehors de Paris, à la portée de tous. Je crois viscéralement à la culture pour tous, comme un élément fort de construction individuelle et collective.

En revanche, l’expo du moment m’a vraiment plu! J’ai beaucoup aimé la scénographie et le choix des oeuvres. Il ne manquait que des instruments gaulois pour parfaire mon plaisir. Mais comme l’exposition était consacrée à la musique dans les grandes civilisations antiques, Mésopotamie, Rome, Égypte et Grèce, c’était normal. Dans ces civilisations, les instruments, les musiciens et les danseurs étaient représentés sur tous les supports d’art : peinture, papyrus, sculpture, gravure, céramiques peintes, sarcophages, monnaies…

Les 374 oeuvres sont présentées dans des sortes de bulles par thème comme « les métiers de la musique » ou « le pouvoir des sons »…

Désolée pour les photos floues : pas de flash dans un musée

Dans certaines de ces bulles, on peut écouter des morceaux de musique reconstituée ou encore l’hymne à Apollon, qui a beaucoup plu à mon fils.

Malheureusement, comme souvent quand je vais dans un musée avec un de mes garçons, j’ai pas vraiment le temps de flâner et de lire tous les cartels. Mon petit hyperactif a déclenché une paire de fois les alarmes en s’appuyant sur son oeuvre préférée : le sarcophage égyptien ou en passant derrière les vitrines.

Le problème de ce sarcophage c’était qu’il n’ y a pas de « monsieur mort dedans »… Petit moment de déception pour mon amateur de squelette….

Mais, cela s’est quand même bien passé. Il a été fasciné par le danseur aux kroupeza que je lui ai fait observer et décrire et quelques autres oeuvres.

Ainsi, il s’habitue à aller dans les musées et à intégrer les règles de visite. Pour ma part, j’ai été interpellée par cette petite terre cuite représentant deux musiciennes à dos de dromadaire. C’est une petite pièce très amusante.

Un cornu, sorte de trompe de guerre romaine, est présentée avec des extraits sonores et un fragment de la colonne trajanne où l’on voit des cornua en action.

Le livret de visite est très bien fait et il y a un carnet de jeu pour les enfants également bien fait. Attention, il est pour des enfants déjà grands, je dirai au minimum CM1 ou si avant, accompagné d’un adulte. Il faut avoir le temps et la patience pour le finaliser. Pour des enfants en 6e, c’est l’idéal car toutes les civilisations présentées sont au programme d’Histoire-Géographie. Ils pourront aussi apprécier le sarcophage des muses et essayer de les identifier…

L’expo est encore visible jusqu’au 15 janvier, c’est à dire que vous avez toutes la 2e semaine des vacances de Noël pour y aller en famille!!

Mais dans tous les cas, n’hésitez pas à visiter ce musée. Le site internet présente quelques oeuvres et l’exposition.

Le personnel est accueillant et les salles sont entièrement accessibles pour les handicapés moteur.

En revanche, le prix de l’expo est élevé : 10 euros! Mais gratuit pour les moins de 18 ans. Ouf.

 

Découvrir les Saturnales à Arkéos

Demain c’est Noël!

Les chrétiens célèbrent la naissance de Jésus-Christ mais la plupart des gens célèbrent Noël comme une fête familiale où l’on offre des cadeaux. En réalité, cette fête a été fixée par l’église chrétienne pour contrecarrer et christianiser la grande fête du soleil invaincu (Sol Invictus) située à la fin des Saturnales, grande fête traditionnelle romaine.

Celle-ci se déroulait une semaine avant le solstice d’hiver, le 21 décembre et était très attendue toute l’année. On y célébrait  le dieu Saturne, le moment où la nature était au repos et le changement d’année.

.Plusieurs auteurs latins en ont parlé et Macrobe, qui y a consacré un texte, appelé Saturnalia, y dit entres autres :  » Ce que nos ancêtres ont fait de mieux, c’est de fixer durant les plus grands froids les sept jours des Saturnales. »

Toutes sortes de cadeaux étaient  échangés : vêtements, couteaux, jouets,objets symboliques, nourriture, boissons, vaisselles, figurines, objets décoratifs… Les maisons étaient décorées, notamment avec des plantes comme le gui, le lierre ou le houx. De grands banquets étaient offerts, les gens se recevaient. En somme, rien de différent de ce que l’on fait de nos jours!

C’était également un moment de grand chambardement des rôles sociétaux car les enfants, les esclaves avaient le droit de s’exprimer librement, les excès étaient autorisés ainsi que tout ce qu’on avait pas le droit de faire toute l’année : « Viens et prends la liberté que
t’accorde le mois de décembre, ainsi que nos ancêtres l’ont décidé. Ne contiens pas tes paroles. », Horace, Satires 2,7,4. Les Saturnales sont en quelque sorte à la fois l’ancêtre de Noël mais également du Carnaval.

Les tribunaux comme les écoles étaient fermés, le travail cessait et les consuls de l’année étaient nommés. On ne pouvait pas exécuter de condamnés.

Le musée Arkéos à Douai célèbre cette année les Saturnales avec toute une série d’ateliers. Hier, avec mon fils ainé, nous avons participé à l’atelier de fabrication de Saturnalia, c’est-à-dire les petits objets qui étaient fabriqués à cette occasion, offerts ou suspendus dans la maison, sur le seuil ou dans les petits autels des carrefours.

Le titre de la série d’ateliers est Io!Saturnalia, c’est ce que criaient les enfants dans les rues durant la période des Saturnales.

L’atelier et l’intervenante étaient de grande qualité. Nous avons bien aimé participer et fabriquer nos petites lampes avec de l’argile et des moules. Puis après, nous avons accroché des saturnalia dans le musée, comme à l’époque romaine.

 

 

Pour en savoir plus sur les saturnales, allez ici ou ici

Et si vous ne savez pas quoi faire pendant les vacances avec vos enfants, voici le programme des ateliers (programme). Vous pourrez apprendre à jouer à la romaine ou encore réaliser une fresque.

Je vous invite vivement à tenter l’aventure! On apprend des tas de trucs en s’amusant!!!

 

Apprendre les couleurs avec les châteaux!!

J’avais, quand j’avais ouvert ce blog, publié un tuto pour apprendre les couleurs avec les dinos ici.

Cette fois, je réitère avec des tours de châteaux-forts! Il y a plus de couleurs ainsi qu’un travail sur les nuances, à la manière des nuanciers Montessori.

Mon grand de 5 ans a pu travailler sur les nuances et les noms des couleurs en anglais. Mon petit de 3 ans consolide les couleurs et les apprend en anglais.

J’en profite pour compléter avec des histoires sur les chevaliers dont ils sont friands. Et des visites des châteaux-forts de notre région.

Pour des plus petits, ça fera une activité alliant ludique et pédagogique en parallèle d’imagiers.

Voilà, faites en bon usage!

 

couleurs-chateau-lespatrinautes

 

Cette activité est une création personnelle pour les Patrinautes. Elle est réservée à l’usage privé et soumise au code de la propriété intellectuelle. Merci de mettre en lien l’article si vous diffusez des photos de l’activité dans votre blog.

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