Le caporal Clark R. McWilliams

Je continue mes recherches sur les soldats protestants américains honorés dans notre temple mémorial de Château-Thierry. Le point d’orgue a été le mois de mai où j’ai bien avancé mon travail afin de monter une petite exposition pour les commémorations autour du Mémorial Day célébrant le 100e anniversaire de l’entrée en action des américains dans la guerre.

Aujourd’hui, je souhaite mettre en lumière le caporal Clark Reeser McWilliams, un soldat descendant d’immigrés écossais.

Il appartenait à la compagnie G du 316e régiment d’infanterie et il est enterré au cimetière américain Meuse-Argonne, Romagne, France, Plot D, Row 20, Grave 31.

Photo de Marijke Taffein

Durant mes recherches, j’ai été aidée par Henri McLin qui appartient à la même église que McWilliams. Je le remercie chaleureusement pour son aide.

Sur la plaque dédicatoire apposée sur un banc du temple est gravé ce texte :

IN MEMORY

of

Clark Reeser McWilliams

GIVEN BY

Emmanuel

Reformed Church

Hanover . PA.

USA

Le banc de Clark McWilliams est indiqué par la flèche blanche

Voici un résumé des informations que j’ai pu recueillir sur ce soldat qui a donné sa vie pendant la première guerre mondiale pour aider la France à vaincre son ennemi d’alors et nous libérer de la guerre.

photo tirée du livre York County and the World War, 1914-1919,

Le caporal McWilliams était le fils de M. et Mme Maurice L. McWilliams. Ils habitaient en Pennsylvanie, à Hanover, dans le comté de York. Avant d’entrer en service, il était employé comme tisserand à l’usine de soie Levy Brothers. Le caporal McWilliams était un membre actif de la Emanuel Reformed Church et membre de l’Ecole du Dimanche ainsi que de la chorale de l’école du dimanche, où il était ténor avec son frère Warren. Il avait 2 frêres et 6 sœurs.

Désormais, l’église Réformée d’Emmanuel, s’appelle Emmanuel UCC . Elle a été fondée en 1763, suite à l’achat d’un terrain à Richard Mc Allister, le fondateur de Hanover. En 1765, la première congrégation était établie avec 237 membres.

Il quitta son foyer avec le premier contingent du comté de York, le 20 septembre 1917, et fut affecté au camp d’entraînement Meade. Il appartenait au 316e régiment d’Infanterie, comme beaucoup de soldats du comté de York. En octobre, il fût promu caporal. Au début de Juillet 1918, il partit avec sa compagnie à l’étranger. Il fut tué au combat le 28 septembre 1918, le troisième jour d’une campagne menée par les forces américaines dans le secteur de Verdun, à l’ouest de la Meuse, au cours de laquelle la 316e infanterie s’est distinguée au combat. Un jour après lui a été tué au combat le sergent-major Harold H. Bair, fils de M. et Mme Abraham Bair, rue East Walnut, qui était également à la 316e  et qui est honoré dans notre temple. Clark est mort deux jours avant son 21e anniversaire.

Un article dans le Evening Sun, du jeudi 23 janvier 1919 rend hommage aux 15 soldats de Hanover tués ou morts pendant la guerre. Il mentionne que 7 sont morts au combat (field of honor) ou de leurs blessures (certains à la suite d’un gazage), 3 sont morts de maladie en France et 4 sont morts de pneumonie alors qu’ils servaient dans les camps de l’armée, aux Etats-Unis.

6000 hommes du comté de York furent engagé dans la première guerre mondiale.

English translation

I continue my research on the honored American Protestant soldiers in our memorial church of Chateau-Thierry. The highlight was the month of May when I advanced well my work to set up a small exhibition for commemorations around the Memorial Day celebrating the 100th anniversary of the entry into action of Americans in the war.

Today, I want to highlight Corporal Clark Reeser McWilliams, a soldier descended from Scottish immigrants.
He belonged to the company G of the 316th Infantry Regiment and is buried at the American Cemetery Meuse-Argonne, Romagne, France, Plot D, Row 20, Grave 31.

During my research, I was assisted by Henri McLin who belongs to the same church as McWilliams. I thank him warmly for his help.

On the dedicatory plaque affixed to a church pew is engraved this text:

IN MEMORY

of

Clark Reeser McWilliams

GIVEN BY

Emmanuel

Reformed Church

Hanover . PA.

USA

Here is a summary of the information that I was able to collect about this soldier who gave his life during the first world war to help France to defeat his enemy of then and to free us from the war. Corporal McWilliams was the son of Mr. and Mrs. Maurice L. McWilliams. They lived in Pennsylvania, Hanover, York County. Before entering service, he was employed as a weaver at the Levy Brothers silk factory. Corporal McWilliams was an active member of the Emanuel Reformed Church and a member of Sunday School as well as Sunday School choir, where he was tenor with his brother Warren. He had 2 brothers and 6 sisters. From now on, Emmanuel’s Reformed Church is Emmanuel UCC. It was founded in 1763, following the purchase of land from Richard Mc Allister, the founder of Hanover. In 1765, the first congregation was established with 237 members.

He left home with the first contingent in York County on September 20, 1917, and was posted to Meade Training Camp. He belonged to the 316th Infantry Regiment, like many York County soldiers. In October, he was promoted corporal. In early July 1918, he left with his company abroad. He was killed in action on September 28, 1918, the third day of a campaign by US forces in the Verdun area, west of the Meuse, during which the 316th infantry was distinguished in action. A day after him was killed in action Sergeant Major Harold H. Bair, son of Mr. and Mrs. Abraham Bair, East Walnut Street, who was also in the 316th and honored in our temple. Clark died two days before his 21st birthday. An article in the Evening Sun on Thursday, January 23, 1919 pays tribute to the 15 Hanover soldiers killed or killed during the war. He mentions that 7 died in battle (field of honor) or their wounds (some as a result of gassing), 3 died of disease in France and 4 died of pneumonia while serving in the camps. the army, in the United States.

6000 men of York County was engaged to to WWI.

 

Sources : Les données qui ont permis de constituer cette fiche sont issues du livre York County and the World War, 1914-1919, de la base des cimetières militaires américains ABMC et d’articles dans le journal local ainsi que des aimables informations données par son église, l’Emmanuel Reformed Church de Hanover.

 

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Découvrir notre patrimoine par le jeu : l’Abbatiale d’Essômes-sur-Marne

Le samedi 16 juin, un rallye jeu était organisé dans l’Abbatiale d’Essômes-sur-Marne par l’association ASAE (Association de Sauvegarde de l’Abbatiale d’Essômes-sur-Marne) et par moi-même (Le Courtil des Simples-Les Patrinautes).

Afin de permettre aux enfants et aux familles (mais pas que) de passer le pas de la porte durant les portes-ouvertes du samedi et de  pouvoir découvrir l’abbatiale, j’ai conçu un jeu à disposition de l’ASAE. Chacun d’entre vous peut en demander un exemplaire aux bénévoles à l’accueil et le réaliser durant sa visite!

L’ASAE est une association qui met toute son énergie, grâce à une équipe de bénévoles dévoués, dans la sauvegarde de ce bâtiment de presque 800 ans. Outre les portes ouvertes, ils organisent de nombreux évènements culturels, dont une exposition d’un artiste, chaque année en Septembre, que les écoliers du village ont la chance de visiter en compagnie de l’artiste de l’année.

Cette fois, la journée des Patrimoines de pays et des Moulins était l’occasion de faire découvrir l’Abbatiale dans un challenge par équipe. Le thème de l’année était « L’Homme et l’Animal », ce qui tombe bien puisque le monument regorge de représentations d’animaux en tout genre, fantastiques ou non et de personnages humains très variés.

Chaque équipe mêlant petits et grands, ou grands seulement (on a même eu une équipe d’ados, et oui !), munie des livrets jeux, est partie à la recherche des réponses, le nez en l’air, à observer et compter.

Une fois la réponse finale trouvée, il leur a fallu encore résoudre 4 questions destinées à retrouver les clefs de l’Abbatiale. A ce jeu, c’est notre équipe d’ados qui fût la plus rapide !

A la fin du parcours, un petit atelier permettait de se familiariser avec les techniques de construction des voûtes romanes.

Cette belle après-midi fût clôturée par une remise de récompenses, des livres d’art remis par l’ASAE et un mémo d’aide à la visite d’église, conçu par les Patrinautes, puis un goûter, offert par la biscuiterie Lu (encore un grand merci !) et par l’ASAE (Merci à Mireille, Jeanine et Bernard !).

Les sept équipes, les bénévoles de l’ASAE et moi-même avons passé une superbe après-midi d’échanges et de rires, autour de ce beau monument. Il en existe tellement en France, ils sont des symboles de notre histoire ! Poussez leur porte et laissez vous emmener par l’Histoire.

Une abbatiale : quesako ?

Il s’agit tout simplement de l’église principale d’une abbaye. Et oui, autrefois, il y avait une abbaye à Essômes-sur-Marne, avant que la révolution ne s’en mêle !

Et voici l’article paru dans l’union! ici

Pour tout renseignement sur l’Abbatiale : www.abbatiale.org

Journées Portes Ouvertes : tous les samedis d’avril à septembre, 10-12h et 15-18h.

Pour faire appel à nos prestations de médiation culturelle et archéologique : www.lespatrinautes.wordpress.com

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Le musée de l’opération dynamo à Dunkerque!

Aujourd’hui, la famille Patrinautes au grand complet a visité le Bastion 32 pour découvrir le nouveau Musée Dunkerque 1940-opération dynamo. Anciennement Mémorial du souvenir, au bout du bastion, qu’il partageait avec cinq association carnavalesques, il a été agrandit sur toute la surface du bastion et rénové.

Il est consacré aux 9 jours du rembarquement des troupes anglaises en 1940. Un évènement majeur du début de la 2e guerre mondiale.

Je n’y étais encore pas allée, et aujourd’hui c’était l’occasion et il était le seul musée à être ouvert. Un signe.

Nous l’avons trouvé très beau, une belle scénographie, didactique, avec une belle collection d’objets pertinente avec le message qui veut être transmis : objets de la vie quotidienne des soldats, uniformes variés, armes, mines, véhicules, maquettes et nombreux panneaux explicatifs bilingues (français-anglais)…

Apparemment, il est très peu fréquenté par les scolaires, ce qui est étonnant, vu que la 2e guerre mondiale est abordée à différents niveaux, de l’école primaire au lycée.

Nos enfants, très jeunes, y ont trouvé leur compte, à leur niveau.  On ne leur a pas trop expliqué en profondeur les choses de la guerre, mais ils ont apprécié le bâtiment, les uniformes, les maquettes, les canons et les pistolets (des petits mecs, pffff). Et le plus grand a été fasciné par la maquette de Dunkerque détruite. Après, le musée n’est pas très adapté pour les enfants…

Dunkerque détruite à 80 %

Ils l’ont abordé avec leur imaginaire, sans filtre de notre part, mais n’ont pas regardé le film avec les images d’époque, ça c’était trop réel pour eux.

Maquette des quais de fortune construits pour permettre l’abordage des little ships

Personnellement, j’ai été émue par cette maman, en plein exode. Elle m’a fait penser à ma grand-mère paternelle, jetée sur les routes avec sa famille. Sa soeur avait attrapé le croup et elle, une hépatite A… C’est une image tellement d’actualité, encore et encore…

Bref, ça a été une belle découverte que nous recommandons!

Le site du musée : ici

 

 

Bergues : une ville au riche patrimoine urbain

Bergues, rendue célèbre par le film de Dany Boon, « Bienvenue chez les Ch’tis », est en réalité une ville flamande, ancienne place marchande prospère, dont les traces écrites de la création remontent au VIIe (Cartulaire de Saint Bertin). Une occupation bien antérieure est supposée. Depuis le Haut Moyen Age, la ville fait partie du Comté de Flandre (IX e siècle). Son beffroi, en pleine rénovation, est un des fleurons de la ville et son carillon à 50 cloches est très célèbre, encore plus depuis le fameux film. Elle a bien souffert de la 2e guerre mondiale, mais contrairement à Dunkerque (certes rasée presque totalement), elle fût reconstruite à l’identique, ce qui lui confère son charme.

Aujourd’hui, c’était la journée des Espaces fortifiés et à cette occasion, on pouvait suivre des balades à pied des remparts et de la ville, en petit train et visiter le musée du Mont de Piété, exceptionnellement ouvert (ouverture officielle le 13 mai). Bergues est une ville entièrement enclose de remparts, d’époque Vauban ou antérieure. Autrefois en bord de mer, quand celle-ci se retira (voir la trangression dunkerquoise), on creusa un canal pour continuer à amener les bateaux de commerce.

Comme il pleuvait et que j’emmenai mes enfants de 4 et 6 ans, j’ai opté pour le petit train : ludique, couvert, avec un chauffeur bien sympathique et surtout une bande son de qualité.

En général, je suis toujours réticente avec les petits trains, c’est toujours un peu « chip ». Mais là, il faut dire que celui là est très original et très beau. En fait, il s’agit de l’unique exemplaire de cette sorte, une reproduction d’un bus électrifié des années 1920/1930, fabriqué en 1999. C’était le projet du maire de l’époque. C’est là que j’ai appris que tous les petits trains que l’on voit partout sont en fait construits par une seule entreprise, basée en Italie….

Intérieur tout en bois

Le tour dure un peu plus de 30 minutes . On a pu observer toutes sortes de détails architecturaux sur les maisons, en briques jaunes, une originalité de Bergues, qui lui confère une grande harmonie.

Mascarons qui servent de clef de voûte aux fenêtres

On a vu la plus vieille maison, les remparts, les écluses, les marchés… Le passé de la ville est riche et on le sent dans les noms des rues et des places, en plus des monuments : marché au lin marché aux bestiaux, quai des maçons… Il y a beaucoup à dire, une autre fois sûrement, avec un vrai appareil photo (hum, oubli de carte sd)…

La plus vieille maison

Porte de l’abbaye Saint Winoc

Si vous habitez dans la région ou si vous venez découvrir notre région : allez à Bergues et faites ce tour en petit train, vous ne serez pas déçus. C’est dense mais intéressant.

Ensuite, nous sommes allés au Mont de Piété, spécialisé dans la peinture flamande.

Récemment rénové à l’intérieur, il vaut vraiment le coup d’oeil.

Mon grand s’est montré très intéressé et a posé pas mal de questions. J’ai du puiser dans mes souvenirs universitaires mais ça m’a changé des romains et des gaulois…

Une visite qui nous a donné l’envie de creuser un peu plus!

Pour les infos sur le tour 99, le petit train : ici

En savoir plus sur le Mont de Piété : ici

 

 

 

Archéologie et créativité : un nouvel atelier collaboratif, autour de la cuisine!

Lundi 29 février, ma collègue Maïthé et moi sommes allées faire une petite animation conjointe au centre-aéré du village. Nous avons continué notre démarche sur la rencontre de l’archéologie et de l’art, cette fois sur le thème de la cuisine.

Nous avons eu 8 enfants, dont  6 de moins de 6 ans et deux de 9 ans. Au départ, l’activité était prévue pour des plus de 8 ans mais les enfants avaient le choix de leur activité et ce sont les petits qui se sont avérés les plus curieux.

J’ai donc adapté mon discours sur l’histoire de la cuisine gallo-romaine avec beaucoup de questions de comparaisons entre les ustensiles et ingrédients romains et ceux d’aujourd’hui. Je suis passée rapidement sur la frise chronologique et je les ai invités à manipuler des reconstitutions de céramique. C’était très intéressant car les trois quarts des enfants sont restés attentifs et ont bien participé.

Ensuite, nous avons réalisé une recette de moretum, un fromage frais aux herbes, très consommé dans l’antiquité. Chaque enfant a pu participer à la réalisation de la recette et là encore, la participation a été excellente.

Ces enfants étaient des super chefs ! Ils ont pu découvrir l’histoire du mortier et des ingrédients tel que le garum, très spécial.

Je suis fière d’eux. Ils me démontrent à chaque fois qu’en adaptant son discours, on peut amener les enfants, y compris les tous-petits, vers la connaissance de notre histoire et notre patrimoine. C’est mon challenge personnel !

Ensuite, après avoir dégusté notre recette et fait une petite pause, mon amie Maïthé a lancé son atelier : à la découverte de notre recette du bonheur. Maïthé est art-thérapeute et amène délicatement les enfants à réfléchir sur eux-mêmes et ici particulièrement de ce qui est important dans leur vie pour contribuer à leur bonheur.

Les besoins des enfants de cet âge sont simples. Pour leur bonheur, ils ont besoin d’amour, de faire des balades à cheval, de gâteaux féériques, de ballons : que des jolies choses pour rendre leur quotidien heureux

Bref, nous avons passé un bon moment et réfléchissons à notre prochain atelier, alliant archéologie et art créatif!

 

 

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Une balade au Bois de Belleau – a walk in Belleau Wood

Aujourd’hui, nous nous sommes promenés sur le site de Belleau Wood, le Bois de Belleau pour les français. C’est un bois qui fut le lieu d’une des grandes batailles de la 1ere guerre mondiale. Il est un lieu mémoriel, laissé en l’état.

Today, we walked on the site of Belleau Wood, Bois de Belleau for frenches. It is a wood which was the place of one of the great battles of the 1st world war. It is a memorial place, left in the state.

 

Le bois était très calme, nous étions seuls. Les anémones sylvies formaient un tapis blanc dans le sous-bois, les jacinthes étaient prêtes à pousser.

The wood was very calm, we were alone. The anemones formed a white carpet in the undergrowth, hyacinths were ready to grow.

Nous étions loin du fracas de la guerre mais pourtant immergés dans le souvenir. En effet, partout les stigmates de trous d’obus et de tranchées sont visibles.

Des canons aussi jalonnent le bois, triste souvenir du feu de l’enfer qui s’est abattu dans ce lieu. Mon fils de 6 ans posait beaucoup de questions, ça a été l’occasion d’une leçon d’histoire grandeur nature. Quant à mon fils de 3 ans, encore bien éloigné de ce questionnement, il s’amusait sur les canons. Comme une forme d’inné, il savait comment cela marchait… Mon cœur s’est pincé.

 We were far from the noise of the war but yet immersed in the memory. Indeed, everywhere the stigmas of shell holes and trenches are visible. Cannons also punctuate the wood, sad memory of the fire of hell that fell in this place. My 6 year old son asked a lot of questions, it was the opportunity for a life history lesson. As for my 3 year old son, still far removed from this questioning, he was having « fun » with the canons. As a form of innate, he knew how it worked… My heart was pinched.

Cette bataille eut lieu en juin 1918 et fût la première sur un sol étranger des Marines. C’est une bataille fondatrice pour leur corps militaire et chaque année, le dernier dimanche de Mai, lors du Mémorial Day, beaucoup d’entre eux viennent en pèlerinage.

Elle fut la plus sanglante pour les américains, durant la guerre, leurs pertes furent alors à leur maximum. Leur bravoure impressionna les français et conduisit le général Degoutte, commandant de la VIe armée à renommer le Bois Belleau : Bois de la Brigade des Marines :

« En raison de la brillante conduite de la 4e brigade des Marines de la 2e division dinfanterie des États-Unis qui a enlevé de haute lutte Bouresches et le point d’appui du Bois Belleau défendu avec acharnement par un adversaire nombreux, le général commandant la VIe Armée décide que dans toutes les pièces officielles, le Bois Belleau portera désormais le nom de Bois de la Brigade des Marines »

This battle took place in June 1918 and was the first on foreign soil of the Marines. It is a founding battle for their military corps and every year on the last Sunday of May, at the Memorial Day, many of them come on pilgrimage.
This battle was the bloodiest for the Americans, during the war, their losses were then at their maximum. Their bravery impressed the French and led General Degoutte, commander of the Sixth Army, to rename Bois Belleau : Wood of the Marine Brigade :

 « Because of the brilliant conduct of the 4th Marine Brigade of the 2nd Infantry Division of the United States, which fought hard against Bouresches and the fulcrum of the Bois Belleau fiercely defended by a numerous adversary, the general commander of the Sixth Army decides that in all official documents, Bois Belleau will now be called the Wood of the Marine Brigade « .

Cette bataille a fortement marqué la mémoire américaine et un porte-avion américain a été également nommé Bois Belleau en souvenir ainsi qu’une base militaire.

His battle strongly marked the American memory and an American aircraft carrier was also named Bois Belleau in memory as well as a military poste.

 

Faire une petite bourse en cuir avec les enfants

Hier, nous avions un petit invité à la maison. Pour les occuper un peu, je leur ai prévu une petite activité historique et manuelle. Il s’agissait de faire une petite bourse en cuir, ronde, qui peut aussi bien être d’époque antique que médiévale. Cette activité peut être l’occasion de parler des habits dans ces époques, de montrer aux enfants des images issues de livres d’histoire pour enfants.

Ils ont été captivés par le poinçonnage des trous…

Notre invité a choisi comme bloque cordon, une forme de voiture. Du coup, j’ai découpé 3 voitures dans du cuir assez dur à vrai dire.

Tout le cuir provient de mes achats au Marché d’Histoire vivante de Compiègne.

Ici, vous trouverez un patron (corrigé) de la bourse.

Selon l’âge des enfants, il sera nécessaire que vous découpiez préalablement les bourses. Après, vous pouvez percer les trous avec eux.

Et l’enfilage en autonomie est un excellent moyen d’entrainer leur motricité fine et leur logique. Les exercices d’enfilage sont une des activités de base de la méthode Montessori.

Après, ils ont accroché fièrement leur fabrication à leur ceinture! Et son repartis vers leurs jeux actuels : toupies et playmo….

 

Occuper les enfants avec une fouille en bloc de plâtre

En Août, j’étais allée au Laténium avec mon plus jeune fils. Il avait bien évidemment repéré les squelettes dans la boutique. Omnibulé comme il est, il voulait pas rester avec moi et retournait en courant dans la boutique dès que j’avais le dos tourné. Il a failli en barboter un et j’ai bien cru qu’on allait se faire expulser….

Du coup, je lui ai acheté le squelette de l’homme de Néanderthal. Et je l’ai caché jusque Noël. Depuis le déballage des cadeaux, il trépignait d’impatience pour le fouiller. Mais vu la poussière que ça fait, chez mes parents, il était hors de question.

Alors aujourd’hui, c’était le jour, le S-Day, le skeleton day!!!!

Et on a fait un heureux, qui est Arrrrchôlogue désormais.

Si vous voulez faire plaisir à un petit curieux fan de préhistoire (dinosaures et hommes préhistoriques) et que vous ne savez pas comment l’occuper : c’est la solution!! Même si c’est poussiéreux… Vous pouvez mettre le bloc dans un couvercle de boite de chaussure, ça limite les dégâts et garder l’aspirateur à proximité.

Bon, à 3 ans, on est pas très patient, et au lieu de gratter peu à peu, il était plutôt en mode marteau piqueur…

Pourtant papa Archôlogue a bien tenté de lui inculquer la technique archéologique ….

Puis, on a aperçu le squelette dans son entier…

Et Tadah!!

Homo Neanderthalensis !

…Et le petit tas de plâtre…

 

L’exposition Musiques! au Louvre Lens : à voir absolument!!

Hier, j’ai visité l’exposition Musiques! Echos de l’Antiquité au Louvre Lens avec mon petit gars de 3 ans et demi.

A défaut de pouvoir aller au Louvre Abu Dabi (joke), nous pouvons découvrir avec beaucoup de bonheur le Louvre du bassin minier. C’est  moins exotique certes, mais c’est chez nous, à portée de voiture et on se cultive tout autant!

Cette petite aparté faite, le temps d’hier rendait ce musée très couleur locale, comme on peut le voir sur cette photo toute brumeuse à cause de la petite bruine bien fine, qui pénètre jusqu’aux os. Brr… Du coup, le sol du sentier était très glissant et plein de petites flaques.

Ce musée est de conception très moderne, j’avoue que son design n’est pas ma tasse de thé, je le trouve très froid. Et j’ai du mal à comprendre le décor extérieur… La galerie du temps, que j’avais visité à l’ouverture offre un regard en pointillé sur la chronologie de l’histoire de l’art en Europe, de la préhistoire à l’époque moderne. C’est très en pointillé et donc forcément lacunaire et là encore, c’est pas ma tasse de thé. Mais, cela a le mérite d’amener des oeuvres d’art majeures en dehors de Paris, à la portée de tous. Je crois viscéralement à la culture pour tous, comme un élément fort de construction individuelle et collective.

En revanche, l’expo du moment m’a vraiment plu! J’ai beaucoup aimé la scénographie et le choix des oeuvres. Il ne manquait que des instruments gaulois pour parfaire mon plaisir. Mais comme l’exposition était consacrée à la musique dans les grandes civilisations antiques, Mésopotamie, Rome, Égypte et Grèce, c’était normal. Dans ces civilisations, les instruments, les musiciens et les danseurs étaient représentés sur tous les supports d’art : peinture, papyrus, sculpture, gravure, céramiques peintes, sarcophages, monnaies…

Les 374 oeuvres sont présentées dans des sortes de bulles par thème comme « les métiers de la musique » ou « le pouvoir des sons »…

Désolée pour les photos floues : pas de flash dans un musée

Dans certaines de ces bulles, on peut écouter des morceaux de musique reconstituée ou encore l’hymne à Apollon, qui a beaucoup plu à mon fils.

Malheureusement, comme souvent quand je vais dans un musée avec un de mes garçons, j’ai pas vraiment le temps de flâner et de lire tous les cartels. Mon petit hyperactif a déclenché une paire de fois les alarmes en s’appuyant sur son oeuvre préférée : le sarcophage égyptien ou en passant derrière les vitrines.

Le problème de ce sarcophage c’était qu’il n’ y a pas de « monsieur mort dedans »… Petit moment de déception pour mon amateur de squelette….

Mais, cela s’est quand même bien passé. Il a été fasciné par le danseur aux kroupeza que je lui ai fait observer et décrire et quelques autres oeuvres.

Ainsi, il s’habitue à aller dans les musées et à intégrer les règles de visite. Pour ma part, j’ai été interpellée par cette petite terre cuite représentant deux musiciennes à dos de dromadaire. C’est une petite pièce très amusante.

Un cornu, sorte de trompe de guerre romaine, est présentée avec des extraits sonores et un fragment de la colonne trajanne où l’on voit des cornua en action.

Le livret de visite est très bien fait et il y a un carnet de jeu pour les enfants également bien fait. Attention, il est pour des enfants déjà grands, je dirai au minimum CM1 ou si avant, accompagné d’un adulte. Il faut avoir le temps et la patience pour le finaliser. Pour des enfants en 6e, c’est l’idéal car toutes les civilisations présentées sont au programme d’Histoire-Géographie. Ils pourront aussi apprécier le sarcophage des muses et essayer de les identifier…

L’expo est encore visible jusqu’au 15 janvier, c’est à dire que vous avez toutes la 2e semaine des vacances de Noël pour y aller en famille!!

Mais dans tous les cas, n’hésitez pas à visiter ce musée. Le site internet présente quelques oeuvres et l’exposition.

Le personnel est accueillant et les salles sont entièrement accessibles pour les handicapés moteur.

En revanche, le prix de l’expo est élevé : 10 euros! Mais gratuit pour les moins de 18 ans. Ouf.